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Réincarnation

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sans le consentement écrit préalable de l’éditeur.

Josef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE
philosophie de vie

RÉINCARNATION

Je parle de la réincarnation, de la traversée des phases d’évolution que la créature accomplit au cours de ses nombreuses vies, de la mort et de la nouvelle réincarnation. Ces événements sont évidents pour la science spirituelle car il s’agit d’une des lois de l’évolution. Elle est considérée comme une évidence par toutes les sciences religieuses fondamentales, seules certaines religions la désavouent bien que leurs doctrines d’origine en parlent de toute évidence. En règle générale, il s’agit des religions inférieures et des sectes qui agissent par ignorance ou par l’impossibilité de l’expliquer. En certains lieux, la sagesse spirituelle d’origine a disparu pour laisser place à un simple drill de la foi aveugle.

La créature intérieure traverse de nombreuses vies, depuis la plus primitive, elle continue au-delà en se réincarnant maintes fois jusqu’à sa nouvelle fusion la plus parfaite et finale avec Podstata. Je désigne la créature intérieure également par le terme de « créature de l’OEuvre créatrice ». Car par sa vie elle traverse l’OEuvre créatrice dont la présence l’anime et comble ses qualités. Cette créature, comme on l’a déjà dit, se transforme et se crée sans cesse vers la perfection, c'est-à-dire vers l’équilibre.

Les vies spécifiques y sont, au sens figuré, enfilées comme les perles sur un fil. Elles sont très nombreuses. Au début, ce sont les vies des végétaux primitifs, puis celles des animaux plus inférieurs, ensuite celles des créatures de plus en plus supérieures en passant par l’homme et au-delà, vers des créatures encore plus évoluées. Il s’agit des réincarnations perpétuelles en nouveaux destins opportuns, en événements et situations que la créature doit vivre pour des raisons pédagogiques. À quoi ressemble une telle réincarnation ?

Nous parlerons des vies humaines, celles-ci nous étant les plus proches et les plus compréhensibles.

Une vie humaine spécifique commence par la naissance d’un nouveau corps et se termine juste avant la prochaine naissance. Une phase que nous appelons la mort corporelle intervient à ce moment. Elle n’est pas aussi grave que les gens pensent. Le corps, en tant que composante la plus inférieure de l’homme, se dégrade relativement vite. Après la naissance, il se développe jusqu’à 25 ans à peu près. Cette durée est individuelle, mais le développement s’arrête après cette période et la régression commence relativement tôt. Commence alors l’antipôle de l’apparition, c'est-à-dire la disparition. Elle est très individuelle, elle aussi, soit rapide soit lente, et aboutit à la mort corporelle. La durée de cette phase de vie est déterminée par le destin donné, ou mieux dit, par le destin mérité, par la force vitale et, pour une large part, par le mode de vie de l’individu, par l’environnement, favorable ou nuisible, dont toute la société humaine est responsable, par le style de vie de cette dernière, ses habitudes, ainsi que par les coutumes qu’elle reprend servilement de ses ancêtres etc.

Par contre, la sagesse de l’individu, son attitude critique à l’égard des mauvaises habitudes de la société humaine actuelle et leur rectification, l’adaptation de son propre style de vie en respectant le plus possible la vie naturelle, le développement du système de santé, des médicaments permettant d’éradiquer les maladies dangereuses etc., produisent un effet positif.

Mais un jour, le corps cesse de fonctionner. Comme si l’homme s’en déshabillait, il le quitte. La matière corporelle, délivrée de la créature humaine et, par conséquent, de sa force vitale, n’obéit désormais qu’à la loi de la matière. Elle se putréfie, se désintègre, disparaît. L’homme qui a quitté ce corps continue à vivre dans la conscience de sa vie spécifique. Il vit sa deuxième partie de vie, sans le corps. Il n’est plus doté des sens matériels (vue, ouïe etc.) qui le relieraient aux événements matériels de ce monde, mais il a la conscience de son être. Celle-ci lui permet d’embrasser toute la sphère qu’il cultivait au cours de sa vie. Comme il était d’une certaine constitution, affinée, il dégage l’influence de sa qualité (vibration). Selon ce principe, il recherche les mêmes qualités chez des hommes, incarnés ou pas. S’il était, par exemple, alcoolique et bagarreur, son sentiment l’attire dans le même milieu et vers les personnes du même type. Car il comprend leur mentalité, il y est comme chez lui. Un homme bon incline vers les hommes bons, un artiste vers les artistes de la même discipline, un philosophe vers ceux qui philosophent. Celui, qui voulait toujours aider les autres et avait déjà connu une certaine vérité spirituelle, penche vers ceux qu’il peut aider par son influence et devient le défenseur spirituel de ceux qui sont en accord spirituel avec lui-même. Les créatures d’une certaine orientation spirituelle ou d’un culte spirituel s’unissent avec celles qui partagent les mêmes idées et aident, grâce à leur influence, les créatures incarnées ayant les mêmes idées. Ainsi, grâce à sa forme psychique ou son désir instinctif, chaque créature séparée de son corps rejoint les sphères qu’elle s’était créées au cours de ses vies matérielles et en fonction de son degré de développement. Les rapports cultivés au cours des réincarnations avec d’autres créatures y jouent également leur rôle. Les influences qui déterminent le mode et la qualité de l’être posthume sont nombreuses.

La créature à l’état incorporel se sent comme la dernière créature qu’elle représentait dans la vie matérielle, le destin. Dans l’ensemble, c’est l’une des vies spécifiques qui inclue, parmi ses événements fatals, l’abandon du corps. Cette vie spécifique ne s’achève qu’avant la nouvelle naissance matérielle. La créature arrive à une sorte d’état de béatitude, puis dans le brouillard et l’inconscience. La conscience de sa vie spécifique se dissipe ici et la créature commence lentement à s’unir avec le corps du futur nouveau-né dans le corps de sa mère. Seules les personnes de naissance supérieure peuvent, plus ou moins et en fonction de leur maturité, se connecter parfois à leur créature intérieure au cours de la deuxième partie de leur vie, non incarnée.

 
 
 
 

Josef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE – philosophie de vieJosef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE – philosophie de vie
Éditeur © Tomáš Pfeiffer, Éditions Dimenze 2+2 Praha, Soukenická 21,
110 00 Prague, République tchèque
le 30 mars 2015, ISBN 978–80–85238–22–8 
Tous droits réservés. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite ou diffusée sous aucune forme – papier, électronique ou autre – ni traduite dans une autre langue sans le consentement écrit préalable de l’éditeur. 
© Tomáš Pfeiffer, 2015

  

 
     
 
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