www.DUB.cz
Université spirituelle de l'Être
českyenglishdeutchfrancaisespanolitalianorussiangreek
Vie de l’univers (partie 6)

Aucune partie de cette publication ne peut etre reproduite ou diffusée
sans le consentement écrit préalable de l’éditeur.

Josef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE
philosophie de vie

VIE DE L’UNIVERS

C’est ainsi que la partie fondamentale fut à l’origine de la matière et de l’esprit, en tant que partie intégrante de l’OEuvre créatrice. Ces deux parties fondamentales sont absolument identiques, comme nous venons de le démontrer. Or, lorsque nous les observons, elles apparaissent différentes, mais lorsque nous les comprenons, nous décelons leurs caractéristiques identiques. Les deux représentent la même idée que nous, créatures, comprenons de manière différente. D’une part, comme la matière, et, d’autre part, comme l’esprit. Les deux ont les mêmes caractéristiques de base, c’està- dire la force centripète, la force centrifuge, le feu et l’inertie. En fait, elles représentent la même idée, mais manifestée dans un domaine de création différent. Et ce domaine de création n’est qu’une notion provenant de notre connaissance. De par notre « je suis » - notre notion d’être – nous pouvons être tournés vers une perception de l’unité essentielle (lorsque nous serons les créatures les plus parfaites, dans un avenir très lointain). Nous ne percevons plus alors la répartition entre la matière et l’esprit, mais nous les appréhendons comme une idée unique. Ou bien, lorsque nous sommes tournés, par notre perception, vers la division, vers l’OEuvre créatrice donc, nous appréhendons cette idée unique comme divisée entre la matière et l’esprit. (Pour nous, il s’agit de l’époque actuelle.)

Cela signifie que même notre « Moi », notre concept d’être, bat comme tout le reste. Dans le premier cas, notre perception est constructive (c’est l’époque de notre perfection), tandis que dans le second cas, notre perception est destructive (c’est l’époque de notre imperfection, l’époque actuelle, dans laquelle notre « Je suis » se trouve en ce moment).

Et de la même façon que tout bat, notre notion d’être bat aussi. Tout est pareil et constant. Seule notre vision de tout cela réside dans la dualité. Aujourd’hui, nous comprenons la division de tout et de soi-même, nous traversons cette division. Pour notre « Je suis » il s’agit de l’époque destructive, si nous la comparons avec les saisons de l’année, c’est l’automne et l’hiver. En la comparant à la respiration, c’est le temps d’expiration et de la pause respiratoire après l’expiration et de la pause respiratoire après l’expiration. Or, un jour nous connaîtrons l’époque constructive pouvant être comparée au printemps et à l’été, ou à l’inspiration et la pause respiratoire après celle-ci. Et c’est à ce moment-là que notre notion d’être pourra percevoir à nouveau toute l’idée fondamentale de façon unifiée – réassemblée en son unité d’origine – atemporellement, sans progression. C’est ainsi que tout bat (effectue un va-et-vient) en deux temps et nous nous rendons compte de l’origine de la vie et de sa manifestation permanente. Ainsi, l’OEuvre créatrice et la Partie fondamentale alternent rythmiquement et, sans cesse, l’OEuvre créatrice est supplantée par la Partie fondamentale. C’est ainsi que notre « Je suis » bat, comme un Je suis universel et un Je suis séparé, et, de nouveau, un Je suis universel et un Je suis séparé, etc.

Ce pouls de la vie – le rythme des événements – appartient à l’OEuvre créatrice révélée qui bat de son bariolage divisé (IA-UE) vers la Partie fondamentale (O) et, bien évidemment, vers notre notion d’être, notre « Je suis » qui fait partie de l’OEuvre créatrice. Cet élément vital se trouve dans Podstata au même état que tout le reste, à l’état de calme, dans l’atemporalité.

Il s’agit d’une autre composante, la troisième, que nous pouvons appeler la vie – la force vitale ou l’âme. (Attention, dans certaines sciences le terme âme désigne la créature. Ici, ce terme désigne la force vitale.) En entrant dans l’OEuvre créatrice, cette force vitale bat et met en mouvement les deux parties de base qu’elle anime, la matière et l’esprit. Elle provient de Podstata et se sépare en deux branches - l’une traverse la matière, l’autre l’esprit.

Ainsi, nous venons d’expliquer la force vitale. Cette force qui est omniprésente dans tout l’Univers – toute l’OEuvre créatrice – et qui l’anime. Nous allons consacrer un chapitre particulier à la signification des termes « animation » et « pouls de la vie », leur genèse et leur inéluctabilité, comment nous pouvons les comprendre et comment utiliser nos connaissances pour notre bien et pour le bien général.

Nous avons dit qu’il existait, d’une part, la matière fondamentale (inorganique) et, d’autre part, l’esprit fondamental (également inorganique). La force vitale provenant d’une source substantielle circule dans ces deux parties. Par conséquent, la matière inorganique n’est pas inanimée. Elle a sa propre vie. Sous son effet elle se cristallise selon les caractéristiques précises de ses éléments. Il en est de même pour l’esprit. Ces composantes vivent de la même façon que la matière inorganique.



L’Univers a expiré. L’impulsion du froid est arrivée et les planètes concentrées ont commencé à se refroidir, petit à petit. Dans les systèmes solaires, ce processus est arrivé de l’extérieur pour pénétrer vers le centre. Ce processus de refroidissement se manifestait le plus énergiquement sur les planètes les plus éloignées du centre, des noyaux des systèmes solaires, donc des soleils. Il avançait vers le centre et les planètes se refroidissaient au fur et à mesure du temps.

Peu à peu, un dépôt de matière plus solide commençait à se former sur la surface de notre planète, jusque-là ardente et liquide. Sous l’effet du refroidissement, il se développait jusqu’à l’apparition des premiers signes d’une terre plus ferme. La croûte terrestre croissait. Puis, le temps est venu où l’eau s’en est séparée, les premiers temps sous forme de vapeur. Plus tard, la vapeur se condensait en eau et tombait sur terre. Elle s’évaporait rapidement sur la planète brûlante, montait et se condensait à nouveau pour fouetter, telle une pluie chaude, la surface de la planète en refroidissement. Les conditions nécessaires à la manifestation de la vie, telle que nous la connaissons, sont apparues sur la Terre à cette époque-là. Les conditions de la vie ont changé. La vie se manifestait différemment et ses caractéristiques changeaient en fonction des possibilités existantes.

La matière inorganique de la planète, antérieurement homogène et uniforme à l’état gazeux, puis à l’état liquide, commença à se segmenter. Elle s’est segmentée en éléments qui formaient des corps composés, sa division fut à l’origine d’un grand bariolage. Ses différentes espèces se sont cristallisées dans différentes formes, en fonction de leurs caractéristiques. Les sédiments et les roches se sont formés sous l’effet de l’érosion (dégradation des sols).

D’un côté, il y avait la matière inorganique et, de l’autre côté – selon nos conceptions actuelles - un esprit non manifesté que nous pouvons également appeler l’esprit inorganique. Non différencié, unifié, analogue à la matière inorganique qui lui est temporellement parallèle. Le terme esprit inorganique sous-entend ici la partie spirituelle qui provient de Podstata, qui s’en est séparée et qui forme (trivialement dit) le matériau de construction pour l’édification de la partie suivante, psychique (ou bien mentale, spirituelle). Sa base est, bien évidemment, composée des Quatre éléments créateurs. Cela signifie que sa composition correspond aux quatre forces fondamentales, exactement comme la matière et, d’ailleurs, comme tout ce qui, selon notre conception, existe en tout lieu. Or, il s’agit du matériau de construction pour son propre domaine, non pas du plan selon lequel la construction devra s’effectuer. Ce rôle revient à la partie spirituelle centrale désignée dans la genèse par la lettre « O ».

Le temps était donc venu, jadis, où la vie put se manifester autrement que jusque-là. Ayant permis l’union de la matière inorganique et de l’esprit inorganique, les nouvelles conditions sur la planète ont ainsi créé une nouvelle forme vitale, pour une certaine partie de l’expiration de l’Univers. Pour un moment très court par rapport au rythme de respiration de l’Univers, mais pour une très longue période de notre point de vue humain. Pour nous, une période très longue et très importante, si nous ne sommes capables de concevoir qu’une mince tranche du spectre de vie global du point de vue de la créature organique.

Un fragment de la matière inorganique et un fragment de l’esprit inorganique ont fusionné. Au début, c’était l’union la plus simple, la plus primitive qui créa la première, la plus simple des créatures. C’était une créature formée d’un petit fragment de la matière et d’un fragment de l’esprit proportionnellement petit. C’était la première perception de l’être matériel, la première perception de « Moi », matérialisée. Peut-être, pourrions-nous appeler cette créature originelle le « virus ». Il y avait ici une capacité transposée de la matière inorganique – le pouvoir de créer la forme. De même, il y avait ici une capacité transposée de l’esprit inorganique – le pouvoir de créer une caractéristique, analogue à la matière, mais dans le sens spirituel, à savoir le pouvoir de créer une caractéristique équivalente. La matière inorganique portait une propriété centripète, celle de créer une forme cristalline individuelle, et, par conséquent, l’esprit inorganique était doté de la même propriété, celle de créer la notion centripète qui dissociait son propre « Moi » de la notion d’être général. Ainsi est apparue la matière individuelle et la notion d’être individuel, donc le premier « Je suis », dissocié de l’ensemble ! C’est ainsi que le premier fragment d’esprit dissocié a créé, par analogie, la première matière organique, imprégnée de la première notion d’être, donc la première créature incarnée.

Cette créature vivait sa première vie, recueillait la première impression et la première expérience de la nouvelle manifestation de vie. Elle puisait dans la matière environnante et dans l’esprit environnant, son volume matériel augmentait, de même que sa puissance psychique (spirituelle). Elle se divisait en d’autres créatures identiques, grandissait et se divisait à nouveau. Le nombre de ces créatures allait croissant. Les vieilles mouraient, de nouvelles naissaient. Les influences environnantes d’origines diverses comme les changements de températures, changements de rapports de force, effets atmosphériques etc. apportaient aux nouvelles créatures de nouvelles expériences. Elles venaient enrichir la composante psychique qui ne cessait de se développer. De ce fait, la forme psychique (cette expression sera utilisée par la suite pour désigner la composante psychique) se transformait et évoluait vers sa perfection (au sens figuré).

Vu que la forme matérielle et la forme psychique de la créature sont mutuellement interdépendantes, la croissance de la forme spirituelle conditionnait la création d’une nouvelle espèce qui ne présentait, les premiers temps, qu’une différence imperceptible

Ainsi, une autre espèce évolutive se dégagea, avec le temps, de la nouvelle espèce organique. Cette dernière donna naissance, progressivement, à une autre nouvelle espèce et notre planète vit apparaître des créatures de plus en plus variées. De nouvelles espèces évolutives se multipliaient, un nouveau type de vie apparut – la vie de la créature.

 
 
 
 

Josef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE – philosophie de vieJosef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE – philosophie de vie
Éditeur © Tomáš Pfeiffer, Éditions Dimenze 2+2 Praha, Soukenická 21,
110 00 Prague, République tchèque
le 30 mars 2015, ISBN 978–80–85238–22–8 
Tous droits réservés. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite ou diffusée sous aucune forme – papier, électronique ou autre – ni traduite dans une autre langue sans le consentement écrit préalable de l’éditeur. 
© Tomáš Pfeiffer, 2015

  

 
     
 
© Tomáš Pfeiffer. All rights reserved.