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Période de crise

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Josef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE
philosophie de vie

PÉRIODE DE CRISE

Nous avons décrit quatre ères du zodiaque du point de vue de leur qualité et de leur progression. Je rappelle seulement que chacune d’elles dure 6 000 ans et se compose de 3 périodes de deux mille ans. Chacune de ces périodes de six mille ans apporte sa propre influence qu’elle exerce sur notre planète. Cette influence peut être : centripète, centrifuge, d’inertie et d’agitation (de feu). Les périodes de deux mille ans se caractérisent par les mêmes influences qui s’additionnent aux influences de base, celles de six mille ans.

Comme disent des astrologues, la période d’influence du zodiaque complet dure 24 000 ans. Au cours de cette période, les ères de six mille ans se dressent l’une contre l’autre à deux reprises et provoquent une grande période de crise. Ce phénomène arrive, la première fois, lorsque la période d’inertie se heurte à la période de feu à la charnière du changement. Ce sont deux antipôles, deux influences contradictoires, qui se percutent lors de la transition entre deux périodes. La seconde crise survient au moment où la période centrifuge se substitue à la période centripète. Une fois de plus, deux antipôles se rencontrent et leur collision affecte non seulement le cours des événements sur notre planète, mais également la façon de penser des êtres humains. La façon de vivre change, de nouvelles opinions émergent, l’ancien ordre disparaît pour céder la place au règne du nouvel ordre.

Étant donné que nous nous trouvons actuellement à une telle charnière, nous pouvons la comprendre plus aisément. Nous quittons la période centripète pour entrer dans la période centrifuge. Bien que la pensée humaine soit encore accaparée par l’égocentrisme centripète, notre façon de penser est lentement infiltrée, comme de loin, par un altruisme centrifuge de plus en plus évident. En fonction du degré d’évolution de chacun d’entre nous, cet altruisme agit de façon plus ou moins chaotique. Les gens se comportent déraisonnablement, comme s’ils ne se comprenaient pas. Certains ne savent pas quelle philosophie adopter, d’autres se complaisent dans l’ancienne façon de penser et réfutent la nouvelle, d’autres comprennent la nouvelle pensée et s’opposent à l’ancienne. De nouvelles opinions foisonnent à profusion, permettant de distinguer le degré de développement plus élevé de certains individus sans que ces derniers s’en rendent compte. Une crise apparaît dans la pensée humaine et se propage aux relations interhumaines. Le facteur centripète résiste au facteur centrifuge non seulement dans les pensées des individus, mais également dans le raisonnement des ensembles plus grands – les familles, les sociétés, les nations. Le devant de la scène est désormais occupé par de nouvelles attitudes politiques, diamétralement différentes des anciens comportements centripètes. Le raisonnement philosophique des individus et, peu à peu, des ensembles plus importants s’oriente sur une base centrifuge. Les anciennes orientations religieuses perdent leur valeur, supplantées progressivement par une nouvelle religion – l’altruisme. Tous les aspects de la vie sur la planète subissent le même sort. Deux pôles se rencontrent, se heurtent et leur impact (au sens figuré) provoque l’étincellement – LA PÉRIODE DE CRISE.

C’est la collision entre deux ères du zodiaque contradictoires, bien qu’elle ne soit pas la seule à contribuer à la crise humaine actuelle. L’homme y contribue lui-même. Sur son chemin d’évolution, la créature endure sa première crise au moment où elle passe de l’expression vitale passive à l’expression active, c’està- dire au moment de son passage de la vie végétale à la vie animale. Alors que jusque-là elle demeurait dans sa passivité, l’avènement de l’activité est un bouleversement auquel la créature ne s’accommode qu’au prix de grands efforts et, en conséquence, subit sa première grande crise. Au fur et à mesure de sa progression dans les espèces évolutives plus élevées, la créature s’habitue à cette nouvelle donne qui lui paraît, par la suite, tout à fait naturelle. La vie se stabilise dans cette situation. La seconde crise survient lorsque la créature - pour laquelle l’expression vitale active est devenue courante, tandis que son mode de développement reste encore passif (conditionné par la loi de cause à effet) – passe au mode de développement actif (cf. le chapitre sur l’évolution). L’évolution de l’homme connaît actuellement cette période de crise. Les naissances humaines passent petit à petit d’un développement passif au développement actif. C’est précisément l’homme, en tant que premier animal de la lignée évolutive, qui commence à atténuer la loi de cause à effet en se chargeant lui-même de son chemin d’évolution grâce à son aptitude critique.

Les collisions des ères du zodiaque antagonistes s’alternaient sur la planète dans leurs intervalles définis depuis toujours, bien avant l’apparition de la vie sous la forme que nous lui connaissons aujourd’hui. À cette époque-là, la phase de crise se manifestait de façon caractéristique pour la période. Peut-être, se manifestait- elle par une activité volcanique accrue ou par le changement de l’inclinaison de l’axe terrestre entraînant des changements climatiques, des inondations destructrices etc. Par ailleurs, lors des événements biologiques, la phase de crise se manifestait également par une disposition accrue à l’apparition de nouvelles espèces évolutives. La crise a perturbé l’espèce ancienne, provoquant ainsi la naissance d’une nouvelle espèce, plus évoluée. Il est fort possible que les périodes de crise fussent propices à la disparition des vieilles espèces évolutives qui avaient fait leur temps. La crise apparaît donc comme une période favorable aux changements ontogénétiques et phylogénétiques.

Lorsque l’homme apparut, parmi d’autres animaux, en tant que créature de crise lui-même qui, de plus, fut parfois influencée par la période de crise, ces différentes défaveurs s’additionnaient et l’homme était en proie à de grandes crises, souffrances et changements révolutionnaires. Nous nous trouvons actuellement dans une de ces grandes périodes de crise. Il n’est donc guère étonnant que la pensée humaine soit chaotique. L’homme a désaccordé son principe mental. La raison, d’un côté, et la perception émotionnelle et intuitive, de l’autre côté, ne sont pas équilibrées. Par conséquent, l’homme peut - grâce à sa raison - créer déraisonnablement ce qui le détruit. C’est du point de vue matériel. Pour ce qui est du point de vue spirituel, l’homme traverse une période de crise dans sa façon de penser qui doit se réorienter vers la fraternité complète ainsi que sur la notion « Je suis tout ce qui existe ». La durée de ce changement, la période nécessaire à l’acceptation de la nouvelle religion scientifique, la facilité ou, au contraire, la difficulté de son acceptation dépendront de nous, à savoir du nombre d’individus ayant un niveau d’évolution supérieure ou inférieure. Les individus à un niveau d’évolution supérieure parviendront à accepter la nouvelle doctrine plus rapidement et plus facilement, tandis que les individus à un niveau d’évolution inférieure tenteront de s’accrocher opiniâtrement et le plus longtemps possible à l’ancienne doctrine.

Et quelle sera la réponse de la nature à cette période de crise ? Verra-t-on l’apparition de nouvelles espèces botaniques ou zoologiques ? Les fuseaux terrestres, vont-ils changer ? Fera-t-il chaud là où il fait froid aujourd’hui ? Est-ce que certains continents disparaîtront pour être remplacés par de nouveaux ? Nous verrons. Le milieu de la période de crise approche.

La dernière période de crise date approximativement de 12 000 ans. À cette époque-là, la période d’inertie cédait la place à la période de feu. Vraisemblablement, l’axe terrestre s’inclina à ce moment-là. Les pôles changèrent de place. Le froid envahit des fuseaux au climat chaud, tandis que les régions polaires se réchauffèrent. La fonte des glaces entraîna l’augmentation du volume d’eau dans les océans, provoquant le déluge biblique. Il se peut que cela se soit passé ainsi. Je ne sais pas, ce sont les faits historiques qui n’ont pas d’importance dans la grande vérité. Je sais que les grandes crises s’alternent inévitablement, qu’elles se manifestent en fonction de la situation d’évolution et que nous en vivons une actuellement. J’espère que le lecteur de ces lignes se rendra compte de cette grande inéluctabilité de la vie et qu’il apprendra à s’y conformer dans ses réflexions.

La période de crise n’apporte pas que du mal. Selon la loi de l’équilibre, elle doit également représenter le bien. Elle ne fait que bouleverser tous les événements dans le rythme du temps. La période de crise ne se manifeste pas que dans les ères du zodiaque de 6 000 ans, décrites plus haut, mais toujours à la charnière des influences contradictoires, dans toutes les sphères de l’OEuvre créatrice.

J’ai parlé du rythme de la vie (respiration) de toute l’OEuvre créatrice et de toutes ses sphères. Nous devons savoir qu’à l’image de l’alternance des quatre ères du zodiaque, dont chacune apporte son effet génétique, ce rythme de la vie et ces influences fondamentales (I-EU- A) s’alternent aussi dans toutes les sphères, à la fois de façon ascendante et descendante à partir des ères du zodiaque.

La révolution du zodiaque dure 24 000 ans. Au cours de cette période, les ères fondamentales sont supplantées par leurs influences. Or, cette entité de 24 000 ans est également dotée de son propre caractère d’ensemble. Par conséquent, 4 tranches de 24 000 ans se succèdent en 96 000 ans, chacune d’elle ayant son propre caractère d’ensemble : la première est centripète, la deuxième centrifuge, suivie par l’inertie et, enfin, le feu. Et ces 96 000 ans forment à leur tour une entité - dotée de son propre caractère - qui s’alterne progressivement avec les trois autres, et ainsi de suite.

L’Univers bat dans ces quatre ères : une phase de sa vie est marquée par la force centripète où la matière cosmique s’agglutine autour des centres cosmiques magnétiques, suivie par la période de froid que nous vivons en ce moment, la période d’incandescence et, enfin, la période centrifuge caractérisée par la dispersion de la matière cosmique. La même pulsation, les mêmes influences et les mêmes périodes de crise entre les transitions antagonistes. Et ce cycle cosmique subit, une fois de plus, l’une des influences précitées. Le cycle suivant subit les influences suivantes et ces effets bien connus des Quatre éléments créateurs s’alternent, l’un après l’autre, la période de crise survenant à la charnière de deux cycles.

Et le processus continue ainsi, dans le rythme des Quatre éléments créateurs, de leurs influences et de leurs crises.

De même que nous les avons observés dans leur progression ascendante, nous pouvons les suivre dans la progression descendante. Toujours la même scène mais exprimée différemment selon la sphère donnée. Si nous pouvions suivre les événements pendant des durées extrêmement longues, nous verrions le point de rencontre des grandes périodes de crise de ces différentes sphères, les points où elles s’additionnent et où leur force croît. De grands événements révolutionnaires se produisent alors à ces endroits. Nous ne pouvons que soupçonner leur existence dans la vie de l’Univers.

 
 
 
 

Josef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE – philosophie de vieJosef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE – philosophie de vie
Éditeur © Tomáš Pfeiffer, Éditions Dimenze 2+2 Praha, Soukenická 21,
110 00 Prague, République tchèque
le 30 mars 2015, ISBN 978–80–85238–22–8 
Tous droits réservés. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite ou diffusée sous aucune forme – papier, électronique ou autre – ni traduite dans une autre langue sans le consentement écrit préalable de l’éditeur. 
© Tomáš Pfeiffer, 2015

  

 
     
 
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