www.DUB.cz
Université spirituelle de l'Être
českyenglishdeutchfrancaisespanolitalianorussiangreek
Végétarisme

Aucune partie de cette publication ne peut etre reproduite ou diffusée
sans le consentement écrit préalable de l’éditeur.

Josef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE
philosophie de vie

VÉGÉTARISME

Chaque créature a été conçue pour s’alimenter d’une certaine façon. Les végétaux se nourrissent généralement par leurs racines, tandis que les animaux mangent des végétaux ou d’autres animaux. Dans le cycle de développement que la créature traverse du début jusqu’à la fin (ontogenèse), la façon de se nourrir et le type de nourriture sont répartis en quatre étapes d’évolution. Elles coïncident avec les quatre phases d’évolution décrites dans le chapitre traitant du développement de la créature et correspondent pleinement à l’inéluctabilité des « Quatre éléments créateurs ».

La première phase d’évolution se caractérise par l’expression vitale passive et par le développement passif. C’est la vie des végétaux. Les végétaux se nourtransforment en matière organique grâce à la chlorophylle et aux rayons solaires. Les végétaux ayant un degré de développement plus élevé absorbent également, hormis la matière inorganique, la matière organique, à savoir les corps morts d’autres végétaux. Par conséquent, ils ne se procurent pas de nourriture en commettant un meurtre. Ce n’est qu’à la fin de la première phase et au début de la seconde qu’apparaissent les plantes carnivores qui capturent et ingèrent des insectes.

La deuxième phase d'évolution, qui se définit par l’expression vitale active et par le développement encore passif, appartient au domaine animal. Elle se caractérise par l’ingestion d’autres animaux. Au début de la deuxième phase, il s’agit notamment des rapaces, les plus inférieurs des animaux, qui tuent les animaux plus faibles afin de se nourrir de leur viande. Ils jouent le rôle d’équilibreurs de vies et leur comportement, tout à fait naturel, est très certainement juste et en adéquation avec cette période d’évolution. Leurs corps sont adaptés à la chasse, leurs viscères à la digestion de la viande, leurs dents correspondent exactement aux dents de carnivores. Ces animaux se positionnent sur le niveau d’évolution le plus bas. Les animaux spirituellement plus élevés deviennent herbivores dans la deuxième phase d’évolution. Ils mangent de la nourriture végétale à laquelle ils sont parfaitement adaptés aussi bien du point de vue de leur système digestif que de leurs dents d’herbivores. Certaines espèces se nourrissent principalement de feuilles et d’herbe, d’autres espèces s’alimentent de fruits. L’homme fait partie de ces espèces.

Étant donné que la deuxième phase d’évolution se manifeste déjà par l’expression vitale active, cette activité s’étoffe - le pouvoir de décision se consolidant progressivement – et conduit à des positions de vie erronées. Certains herbivores commencent à ajouter de la viande à leur nourriture naturelle. Les premiers temps, il peut s’agir d’une victime accidentelle, d’une petite limace ou d’un insecte, ensuite des corps morts d’autres animaux et, parfois, d’une créature chassée et assassinée. La science désigne ces animaux pervers par le terme d’« omnivores ».

Cette habitude anormale d’ingérer la viande a aussi gagné l’homme qui entre dans sa troisième phase d’évolution où l’expression vitale active sera complétée par le développement actif. Nous nous sommes déjà dit que l’aptitude d’un développement actif apparaît graduellement, comme une nouvelle capacité ontogénétique. La passivité spirituelle et la loi de cause à effet sont encore prépondérantes chez des personnes ayant un degré de développement inférieur, tandis que les êtres supérieurs aspirent déjà à une progression évolutive consciente et à un changement intentionnel. Alors que les créatures inférieures estiment que l’ingestion des corps d’autres animaux assassinés est traditionnellement évidente, sans même s’efforcer de corriger leur façon de penser, l’homme plus évolué commence à y réfléchir et rectifie son attitude.

La pensée humaine est influencée par deux principes. Par la raison et l’intuition. Ces deux principes doivent être en équilibre, comme tout le reste. Ils l’ont été les premiers temps. Bien qu’ils fussent plus faibles du point de vue du développement, ils devaient se raffermir de façon équilibrée lors des multiples naissances humaines. Or, après la période de l’évolution phylogénétique (évolution dans la lignée de l’espèce humaine) l’homme a commis, peut-être par ignorance ou sous influence des mauvais cultes religieux, une erreur essentielle, celle de goûter à la viande. Au début, il n’a dû en manger que peu car il n’aurait pas pu supporter de grandes quantités. En effet, la structure de son corps, de son appareil digestif, de ses dents etc. Était celle d’un herbivore. Petit à petit, son corps a dû s’y habituer mais, comme nous pouvons le constater au vu de son état d’aujourd’hui, il ne s’y est pas accoutumé jusqu’à nos jours. Au commencement, il a dû manger – de temps en temps et pour des raisons cultuelles - un petit bout de muscle d’un animal plus fort (d’un mammouth, par exemple) et il a cru que sa force musculaire allait augmenter. Une autre fois, il a mangé un bout de cervelle, croyant qu’il allait devenir plus intelligent, et ainsi de suite. Les hommes ont progressivement intégré de plus en plus de viande dans leur nourriture. Commettant cette erreur, ils ont déséquilibré principalement leur pensée.

Le Vieux Testament décrit cet épisode par la scène symbolique de l’« expulsion du paradis ». Le Dieu s’y adressa à l’homme dans ces termes : « Tu peux manger les fruits de toutes ces sources. Mais ne mange pas les fruits de cette source, sinon, tu devras quitter le paradis. » Les sources représentent les arbres. Cette prophétie symbolique s’est réellement accomplie.

L’homme commença à se nourrir d’une « source non naturelle » et à consommer de la viande. Il ingérait d’autres substances que celles auxquelles correspondait la structure de son corps. Ces substances agissaient sur son cerveau de façon non naturelle. La composante rationnelle était renforcée au détriment de la composante intuitive, émotionnelle. La pensée en était déséquilibrée. Au cours des âges, le domaine rationnel embrassé par l’homme devenait de plus en plus important. Progressivement, l’homme découvrit quelques lois matérielles. Il se mit alors à les combiner, il créa la technique. Plus il connaissait la matière, moins il se comprenait lui-même. Il inventait des choses qui le détruisaient peu à peu et, par surcroît, il s’en réjouissait. Il augmentait ses besoins matériels et pour les satisfaire, il devait travailler de plus en plus. Pour se faciliter la tâche, il inventa des machines qui produisaient des bruits et des vibrations non naturelles, qui polluaient l’air et contaminaient tout l’environnement, l’eau, la terre, les plantes etc. comme nous pouvons le constater jusqu’à nos jours. Il est allé si loin dans sa mauvaise façon de penser qu’il avalait consciemment et volontairement des poisons, tout en sachant qu’il s’agissait bien des poisons. Il connaissait leurs effets et, cependant, il les ingérait. Parmi eux, par exemple, des poisons nerveux (alcool, nicotine, drogues). Pour que la viande se conserve plus longtemps, l’homme se mit à la fumer et, par conséquent, à avaler le salpêtre et le goudron qui infiltre la viande pendant le fumage et qui est la substance la plus cancérigène. Je n’ai pas l’intention d’énumérer toutes les substances nocives, innombrables, existant aujourd’hui, ni d’esquisser le style de vie actuel dont l’insanité est si grande que chacun de nous peut s’en rendre facilement compte. Je ne fais que réfléchir sur le début de tout ce mal, à savoir la consommation des cadavres d’autres animaux dans le passé et le présent.

La scène biblique de l’« expulsion du paradis » s’y réalise. C’est le châtiment qui s’abattit sur l’homme, lorsque celui-ci s’écarta de son chemin naturel d’évolution. En fait, l’homme l’a suscité tout seul. Imaginons un homme qui traverse le marécage en marchant sur des troncs d’arbres étroits. Il ne peut suivre que la direction de cette passerelle. S’il marche à côté, il s’enlisera dans le marais et aura du mal à remonter sur les troncs.

Le chemin d’évolution des créatures est donné et chaque écart doit être redressé. Dans le cas contraire, l’espèce évolutive s’éteindra à jamais. Cela signifie que le chemin d’évolution s’arrête, sombre dans l’anéantissement, l’espèce zoologique disparaît. De nombreuses espèces ont ainsi disparu sur notre planète. L’homme s’écarta de son chemin. Il se mit à se nourrir à partir d’une autre source. Il renforçait son cerveau, produisant ainsi plus de raison que d’intuition, et commença à précipiter sa perte. S’il continue de cette façon, il se détruira soi-même.

Regardons autour de nous, observons le style de vie et les erreurs humaines. Nous verrons alors que l’homme est enlisé dans cette boue destructrice jusqu’au cou. Est-ce que la race humaine subsistera ou est-ce qu’elle disparaîtra, cédant le chemin menant au but à une autre espèce zoologique - le dauphin, par exemple ?

Ce que nous venons d’évoquer ne concerne que le point de vue matériel, mais il existe un autre point de vue, spirituel – l’évolution.

La créature évolue de son opinion spécifique, centripète, vers l’opinion centrifuge. Nous sommes issus de l’unité. Des entités s’en sont séparées qui comprenaient elles-mêmes, travaillaient sur elles-mêmes, se sentaient dissociées de l’ensemble, leur façon de penser était centripète. Dans la phase d’évolution actuelle, la créature commence à adopter une opinion centrifuge afin de comprendre de plus en plus qu’elle fait partie de l’ensemble et qu’elle-même représente tout le reste. La pensée devient centrifuge. Le sentiment que « Je » suis quiconque, que « Je » suis tout, commence à gagner du terrain. Nous provenons de Podstata et nous retournons à Podstata.

Nous devons donc comprendre que si nous nuisons à l’ensemble, nous nuisons à l’OEuvre créatrice et, par conséquent, à nous-mêmes. Tous les animaux, insectes ou plantes sont les mêmes créatures que nous. Ils aspirent à la vie de la même façon que nous, ils ressentent la douleur ou l’angoisse de la mort, l’horreur de l’esclavage, l’absence de liberté et l’injustice comme nous. Et si, par notre ignorance, nous le leur faisons subir, nous empirons les destins contenus dans l’OEuvre créatrice et, par conséquent, nos propres destins. Non seulement nous allons régresser et renaître, dans le but pédagogique, en ces créatures éprouvées par l’homme, non seulement nous freinons notre progression sur le chemin d’évolution, mais nous représentons également une composante perturbatrice de l’OEuvre créatrice.

Celui qui a suffisamment évolué pour se sentir faire partie d’un ensemble, concevra qu’il ne se nourrirait pas d’une partie de son propre corps. Pour nous alimenter, nous n’allons certainement pas arracher avec les dents notre propre pouce de la main.

Certaines personnes ayant été averties de ces faits ont réfléchi et se sont dit : Oui, bien sûr, c’est exact. Nous n’avons pas considéré ce problème, se contentant de se laisser porter par des habitudes. À partir de ce moment là, ces personnes commencent à changer. Elles prennent un nouveau chemin et adoptent une nouvelle façon de penser, plus perfectionnée.

Or, il existe d’autres personnes qui trouvent toujours des tas d’excuses, qui ont du mal à accepter la vérité ou qui vont jusqu’à défendre le mal. Nous sommes tous différents, nous avons tous un degré de développement différent. Nous ne pouvons pas leur en vouloir. Elles ne sont pas encore en mesure de comprendre davantage et de prendre le chemin volontaire.

 
 
 
 

Josef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE – philosophie de vieJosef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE – philosophie de vie
Éditeur © Tomáš Pfeiffer, Éditions Dimenze 2+2 Praha, Soukenická 21,
110 00 Prague, République tchèque
le 30 mars 2015, ISBN 978–80–85238–22–8 
Tous droits réservés. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite ou diffusée sous aucune forme – papier, électronique ou autre – ni traduite dans une autre langue sans le consentement écrit préalable de l’éditeur. 
© Tomáš Pfeiffer, 2015

  

 
     
 
© Tomáš Pfeiffer. All rights reserved.