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Loi de cause à effet

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sans le consentement écrit préalable de l’éditeur.

Josef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE
philosophie de vie

LOI DE CAUSE À EFFET

Qu’est-ce que la loi de cause à effet ? C’est la loi de l’évolution de la vie sans laquelle aucune progression évolutive n’aurait lieu, surtout dans des formes vitales moins développées ne connaissant qu’une évolution passive.

La créature traverse sa vie et ne fait que prendre des décisions relatives à son destin. Ses décisions concernent tout. Depuis le moindre détail, tel un pas à faire ou un mouvement de la main, jusqu’au processus complexe de raisonnement et d’arbitrage. C’est précisément ici qu’intervient la loi de cause à effet.

Tous les événements, tout ce qui existe, qui se perpétue et qui s’inscrit dans l’atemporalité. Mais il y a un processus qui nous accompagne tout au long de l’être – la division. Cela signifie que tout être bipolaire réside dans la division. Chacun de ses fragments, chacun des événements est divisé en deux pôles identiques de sens différent. Tout ce qui existe dans l’OEuvre créatrice réside dans la dualité, nous-mêmes nous sommes binaires (dualistes) et nous pouvons tout comprendre comme étant binaire. Par exemple, nous comprenons un événement en cours comme divisé en bien et en mal. Nous partageons la loi de l’être entre la naissance et le trépas, entre la vie et la mort. Or, c’est un seul principe aux deux pôles. Si nous observons la chaleur, elle est opposée au froid. La convergence est opposée à la dispersion etc. Et pourtant, il ne s’agit, à l’état statique, que d’un seul principe aux deux pôles. Notre progression vitale et notre propre expression organique oscillent sans cesse entre deux pôles, tel un balancier d’une horloge. Nous prenons des décisions entre deux pôles, nous agissons entre deux pôles et nous sommes nous-mêmes bipolaires.

Nous provenons de Podstata et nous retournons à Podstata. Dans cette Podstata, les deux pôles ont la même valeur, peu importe à quoi ils se rapportent. Ils font partie d’un seul principe où ils coexistent à l’état d’équilibre. L’équilibre est donc l’idéal de l’être. Nous provenons de l’équilibre et nous retournons à l’équilibre. Mais à l’époque d’évolution où notre créature avait été dotée du pouvoir de décision, nous avons tout déséquilibré par notre imperfection et notre ignorance. Dans nos agissements, par exemple, nous balançons sans cesse entre le bien et le mal. Nous ne savons pas les apprécier correctement, notre entendement n’est pas équilibré et notre expression vitale, nos actes, s’en font ressentir. Parfois nous sommes plus penchés vers le bien, parfois vers le mal, et notre composante psychique se forme en conséquence. Notre attitude et notre entendement instaurent la base de nos actes. Étant donné que nous constituons une partie active de l’OEuvre créatrice, nous produisons dans sa destinée globale l’effet d’un élément de force qui renforce négativement les événements de son destin. Par conséquent, nous nuisons à l’ensemble et, parallèlement, à notre créature intérieure, celle qui, grâce aux réincarnations successives, progresse vers la perfection et la nouvelle fusion avec Podstata.

Or, Podstata équilibrée influe, de par son être même, sur la progression évolutive de la créature et la pression de son influence interdit de grandes fluctuations. Elle pousse à l’équilibre et cette pression d’évolution, qui fait partie inéluctable de la vie, je l’appelle « loi de cause à effet ».

La créature qui traverse des événements vitaux obéit à cette loi. Et, notamment, la créature inférieure, celle qui se place dans la lignée évolutive entre le premier animal et l’homme et qui, de ce fait, subit une évolution passive.

C’est ainsi : Tout ce que la créature entreprend, que ce soit bon ou mauvais, revient sur elle, généralement dans sa prochaine vie. Pour que la créature connaisse et éprouve ses propres actes sur soi-même. Vu que les événements créés par la réflexion arrivent dans sa prochaine vie et que la créature, réincarnée, ne se souvient pas de sa vie passée (la mémoire ne se transmettant pas d’une vie à l’autre), elle vit tout naturellement ces événements préparés à l’avance.

Les actes des vies antérieures – donc tout le cours de la vie, du destin – sont emmagasinés dans le cerveau, dans sa mémoire. Le subconscient – c’est-à-dire la conscience de la créature intérieure – ne conserve que les perceptions fortement assimilées émotionnellement (affectivement) et importantes du point de vue de la créature intérieure supérieure. La connaissance des autres événements ne reste que dans la mémoire du cerveau. Tout ce qui n’est pas important pour l’évolution reste précisément ici, de même que les événements non assimilés émotionnellement par une perception approfondie, tout dont nous nous sommes informés au cours de notre vie d’une façon superficielle, bref, tout ce qui a été perçu plutôt rationnellement qu’affectivement. Pour cette raison le subconscient ne reprend pas ce que nous avons appris grâce à la raison et ce qui n’a pas de lien avec l’évolution de la créature, ce que nous avons pu embrasser par toute la discipline scientifique. Le subconscient conserve, par exemple, une prédisposition à une discipline scientifique ou artistique que nous appréciions et dont le sens nous a fortement affectés.

Ce qui est, grâce au concours de la composante affective, emmagasiné dans le subconscient devient la propriété de la créature intérieure et l’aide à se modeler au cours de sa progression évolutive. Ce qui est superficiel, essentiellement rationnel, est la propriété du cerveau et disparaît avec la mort du cerveau. Aussi, la créature qui vient de naître ne connaît-elle pas sa vie passée. Son for intérieur n’en reçoit qu’une voix du subconscient, plus ou moins forte, que les gens appellent « la conscience ».

Ainsi, le nouveau-né vit tout à fait spontanément les événements fatals de la nouvelle vie qui se rapportent, par réflexion, aux actes de la vie précédente. Il ignore, par exemple, pourquoi il souffre, pourquoi le destin est si cruel avec lui, mais il ne fait qu’essuyer et vivre ces coups. Il les éprouve plus sensiblement que s’il savait la raison de sa souffrance ? Le vécu direct a plus de valeur pour la connaissance qui résulte de la souffrance et constitue ainsi un meilleur maître pour la formation de la créature intérieure. Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Cette manière permet de niveler les écarts et déformations de la créature intérieure en formation qui seraient très difficiles à redresser par ailleurs.

La loi de cause à effet accompagne la créature en permanence. Il est impossible de l’extirper. Elle ne disparaît pas. Par contre, les créatures présentant un degré d’évolution supérieur peuvent la modérer plus ou moins.

 
 
 
 

Josef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE – philosophie de vieJosef Zezulka – BYTÍ – L’ÊTRE – philosophie de vie
Éditeur © Tomáš Pfeiffer, Éditions Dimenze 2+2 Praha, Soukenická 21,
110 00 Prague, République tchèque
le 30 mars 2015, ISBN 978–80–85238–22–8 
Tous droits réservés. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite ou diffusée sous aucune forme – papier, électronique ou autre – ni traduite dans une autre langue sans le consentement écrit préalable de l’éditeur. 
© Tomáš Pfeiffer, 2015

  

 
     
 
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